Mihai Eminescu

                                                                                                              

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                            Mihai Eminescu

                       
           MIHAI EMINESCU

                    (1850-1889)
                 


Fleur Bleue

[…]

« - Viens dans la forêt verdie,
Me dit-elle, là, où la pierre
À la source, sous l'herbe frémit
Près du gouffre noir et fier.

Là, dans l'herbe de la clairière
Près du lac bleu, tous les deux
Nous resterons sous la paupière
Du ciel et sous les roseaux.

Toi, tu me diras si vite
Des mensonges, de vrais poèmes;
Par un brin de marguerite
Je chercherai si tu m'aimes.

[...]

Quand la lune se lèvera
Sur les cimes de la forêt,
Quand la nuit nous couvrira
Nos mots seront des baisers. » 

[…]

Moi, je l'embrassais ravi.
Elle partit me laissant seul
Sous la lune. Combien jolie
Était ma Fleur Bleue, ma fleur...

………………

Tu n'es plus ma douce, ma joie.
Notre amour est mort depuis
Petite Fleur Bleue, fleur de ma vie,
Que le monde est triste sans toi!

1873

   
Ghazel

 
En automne les feuilles s’envolent,
Une cigale – sous un chevron,
Aux fenêtres pleure le vent,
En frappant des doigts tremblants.
Toi, assise auprès du feu,
Le doux sommeil tu l’attends.
Tu tressailles ? De quel beau rêve ?
À l’entrée - des pas… Tiens !
C’est ton bien aimé qui vient
T’embrasser ; devant tes yeux
Mettre un miroir pour que
Tu puisses mieux te voir
Sourire merveilleusement.

 

Son Excellence, le fils du prince

  
Son Excellence, le fils du prince
Porte l’étoile avec fierté ;
On sait comme il l’a gagnée,
Le vaurien, son Excellence :
Devant le Russe – tête baissée,
Devant le Turc – pipe allumée ;
Et, au lieu d’une corde au cou
Qu’il méritait pour une fois,
Une cocarde on lui donna
Car sa femme – chienne en chaleur –
Servit tout un régiment
De tirailleurs.
En vain de ton arrogance
Enfonces-tu le canapé ;
Tu crois que le monde t’admire
Quand tu longes la chaussée.

[...]

Chez les autres la médaille
Ou l’étoile c’est une honneur
Mais quels mérites aurait-il
Son excellence, le vaurien ?
Toute sa vie n’est qu’une carte
Pipée, et nous savons bien
Ce que vaut sur sa poitrine
Ce fer-blanc dont il est fier.

1873

TRADUCERE: Paula Romanescu

               poeme-eminesciene--in-franceza-de-paula-romanescu-146723
Din volumul:
Vreme trece, vreme vine / Passe le temps, vient le temps! Editura Tiparg, Pitesti, 2020

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